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C’est une longue, une très longue histoire que celle de Tara King th avec votre webzine favori. Une longue histoire car le groupe faisait parti du Volume 1 de nos compilations. Longue histoire qui aura même vu le site remercié sur un de ces EP. Une histoire que je rattache à un yoyo en bois, objet collector et publicitaire offert par le label Mudah-Peach que ma fille commence à savoir manier, et qui me ramène sans cesse vers un groupe que j’avais depuis non pas oublié, mais perdu de vue.

Il aura fallu une émission de la défunte et regrettée Planet Claire pour avoir des nouvelles de ce groupe qui était donc toujours en vie (et bien en vie) alors que d’autres raccrochent par manque de succès, reconnaissance, usure……

En jouant au yoyo j’étais persuadé que le groupe avait terminé sa course dans les bureaux de Tricatel, servant à habiller des albums qui manquaient de tenue. Car Tara King th c’est quand même la classe intégrale, une sorte d’Yves Saint Laurent de la musique, qui serait resté dans les années 60 / 70, se rêvant à aider Gainsbourg pour un album complet au service de Bardot, ou dans une post production d’un film d’espionnage signé Yves Robert avec Jean Rochefort comme James bond avec un accent précieux.

Alors plus de 10 ans après, le groupe a bougé, et sa musique est plus que jamais rattachée à cette période. Ces deux 45 tours sont des orfèvreries qui a su piocher dans des génériques de série tv, dans des jingles de pubs quand celle ci étaient un vivier de créativité qui se servait du produit pour éclater les sens.

Qui parle encore de Beretta à l’heure actuelle, hormis les anciens de l’ASSE, mais qui là feront fausse route ? Alors que Stuart Murdoch semble préférer les boules à facette, le « Pretty Mess » et « Arrogant Doll » garde le flambeau d’un pop envolée et bigrement attachante, celle des tables ne formica, des sièges en pvc et des tapisseries à vous flasher les yeux plus rapidement qu’un jeux vidéo japonais, avec une bibliothèque où l’anticipation serait la thématique principale.

Alors quand Tara King th nous a proposé de participer à la 34 éme compilation de votre webzine favori (je sais c’est une répétition, mais elle est volontaire, afin que vous finissiez par l’avouer) il était évident que j’allais entamer une partie endiablé de yoyo avec ma fille, ce yoyo en bois, qui dure lui pas comme les yoyos en plastique qui inondent le marché. Tara King th est à l’image de cet objet que j’aime tenir dans la main, il dure, il passe le temps, sans jamais se démoder. Merci à eux.