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Je sais qu’il est plutôt mal élevé de donner l’âge, ou la date de naissance d’un dame, mais quand celle ci est l’une des actrices principales d’un disque qui lui même ne fait pas son âge, il est difficile de respecter la bienséance. En fait nous allons même déroger à cette « coutume » pour deux dames. La première est née en 1954 et l’autre en 1951, et ce sont les deux héroïnes d’un disque qui pourrait bien dater du milieu des années 50.

Deux guitares aux manches desquelles, Kenneth Pattengale et Joey Ryan jouent des chansons d’un autre temps (peut être futur ne vous y méprenez pas), des complaintes sépia (mais éclatantes). Tout est ici dans l’harmonie parfaite des deux guitares et des voix, comme un mariage à quatre. Les chansons de « Monterey » s’enchainent sans que nous ne soyons dérangés par le moindre changement de rythme, par la plus petite tentative de casser cette dynamique linéaire, mais en tout point ravissante.

Si c’est une cascade qui illustre la pochette de cet album, le disque est aux antipodes du raffut engendré par la descente de ces litres d’eau. Non « Monterey » est un disque calme, à la maitrise mélodique qui ne s’apparente pas à de la retenue. La force de l’âge, la force du temps sans emprise sur cette musique, ou une musique sans emprise sur le temps, la force d’un quatuor, deux jeunes hommes aux voix sachant se répondre et deux demoiselles de plus de 60 ans qui s’accordent avec eux. La politesse de l’art.




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