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Les bretons n’ont pas que des chapeaux ronds, ils ont aussi l’aversion de la peste brune, l’amour de la galette saucisse, Christian Gourcuff et aussi Kalamar Superstar. Ce n’est pas le nom d’un Marvel local qui serait sorti de la tête d’un écrivain à la consommation néfaste d’hydromel pour la rationalité, ou bien celui d’un parc d’attraction pour enfants pas sages. Kalamar Superstar c’est le nom d’un groupe, enfin d’un sous-marin dans lequel 4 super héros d’une série Z écrivent la BO de leurs aventures. Pas de capitaine Némo aux commandes, juste 4 furieux zigomars qui déclencheraient une guerre atomique si leur sous marin était pourvu d’une tête nucléaire, mais qui préfère faire la guerre au silence en explosant les tympans, même du moindre poissons sans orifice auditif, donnant aux poulpes l’occasion de faire autre chose avec ses tentacules, les entrainants dans des cavalcades cartoonesques, obligeant les requins à se limer les dents contre les portes d’un garage rempart à la violence en la tournant en ridicule. Par les hublots de ce sous-marin on aperçoit les hippocampes entamer une course effrénée, comme si ils étaient sur la ligne droite de Longchamp (Rocket Fishing) encouragés par des sirènes à la pilosité suspecte. Même les méduses sont électrocutées et tetanisées par les chansons laser, véritables armes de décontractions massives d’un groupe qui en prenant la poudre d’escampette dans le monde du silence de Kiki Cousteau provoque un tsunami entre les oreilles et les jambes des habitués du bruit sans fond (lecteur tu auras touché du doigt par le double sens de cette phrase, l’état dans lequel l’écoute de ce disque pourra te mener). 20 000 Watt sous la mer.




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