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Voilà donc le mois de décembre, la nuit à 17h, et le rush vers les fêtes de fin d’année : honnies pour certains, vénérées pour d’autres et souvent un drôle de mélange des deux pour beaucoup. Entre vin chaud, buches, cadeaux, sapins, le traditionnel exercice du Top de fin d’année est donc du coup de nouveau arrivé.

Exercice qui de plus en plus relève du challenge tant le premier constat devant la multiplicité des formats, des propositions, des canaux de diffusion, et la dérive « tinderisante » que 2017 aura encore vu s’accélérer, rend impossible de tout écouter.

Challenge et subjectivité donc dans ces choix tant j’ai dû en rater des disques, ou peut-être bêtement passer trop vite sur certains, ou manquer de curiosité sur d’autres. C’est finalement peut-être le principal intérêt de ces classements…nous dresser la liste de nos prochaines envies.

Il y a quand même un étrange fil rouge de l’année 2017, enfin plutôt un fil noir et blanc, tant dans les disques qui m’ont accompagné cette année, ces deux couleurs sont présentes. C’est donc presque une sous-catégorie Noir, Blanc et variations de gris peut-être un symbole de 2017 :

Aldous Harding - Party

Une apparition sur le volume37 de nos compilations et un premier album en 2015 renversant, Aldous Harding confirme sur ce second album intense une classe folle, bouleverse et électrise. Déjà parmi les plus grandes.

« Here’s our princess, here’s our horizon »

Matthieu MalonDésamour

L’année 2017 aura été intense pour cet habitué d’ADA et toujours enthousiaste participant de nos projets de Tribute. Entamé avec Peu d’ombre près des arbres morts, premier tiers de la triple réussite du projet lancé par Monopsone avec ses compères Erik Arnaud et Orso Jesenska, (en noir et blanc déjà sous l’œil de l’indispensable Stéphane Merveille), 2017 aura donc vu ce nouvel album solo Désamour venir mettre un point final à son triptyque français.

Du mur du son de l’électron, à l’ultra-contemporain et sensuel essai gratuit, Matthieu Malon signe une nouvelle fois un disque aussi électrisant dans ses compositions sonores que touchant de sincérité et d’émotions à vif dans ses textes.

Timber TimbreSincerely Future Pollution

Troisième album pour le groupe de Taylor Kirk et ses acolytes qui repoussent les contours de son folk rock maitrisé en y plantant des grands coups de claviers 80’s. Osé, déroutant, réussi, comme sur ce titre complétement addictif.

SummerFront Wave

L’album sort ces jours-ci, la vague est frontale, renversante, brulante. Puissance sonore, urgence des textes : sensuel, intransigeant, sexuel, viscéralement obsédant. Essentiel.

https://summer3.bandcamp.com

MendelsonSciences Politiques

Un top de fin d’année sans Pascal Bouaziz, ces dernières années, çà devient compliqué. Tant Mieux. En 2017, on a voté ( si, si souvenez vous…). La prochaine fois peut-être….

The NationalSleep well Beast

Un jour, peut-être, je me lasserai de cette voix. Je finirai par jouer les blasés devant l’élégance et l’évidence de ces compositions. But so far : « It all catches up me, all the time ».

The New YearSnow

Sortir un disque intitulé Snow au milieu du printemps, il fallait oser. Mais les frères Kadane se moquent surement pas mal de cette aberration pour tout bon planner strat’. Poursuivant avec obstination (9 ans depuis leur dernier disque) et sobriété ( à l’image des pochettes de leurs disques), The New Year signe un des grands disques de l’année. Entre tension sourde et contenue, sur une recette minimale intemporelle basse, guitare, batterie slowcore au service d’une écriture acérée et d’une voix sans pareil. So why are we surprised ? Inestimable réussite.

Woods - Love is Love,

son titre et ses mélodies solaires et euphorisantes font une bonne transition vers la seconde sous-catégorie que je pourrais intituler Le Soleil, le Ciel, le désert, la jungle et son bestiaire.

LCD Sound-SystemAmerican Dream

L’ironie évidente du titre de cet album qui signe le retour aux affaires de LCD Soundsystem n’évite pas à James Murphy d’exprimer ses doutes et une profonde mélancolie dans les textes de ces nouveaux titres tout en conservant ce talent dingue pour nous faire danser de façon incontrôlable. Imparable.

ProtomartyrRelatives in descent

Découverte totale pour ce 4ème album du groupe. De ces disques que les écoutes successives rendent complétement dingue. Textes engagés et poétiques, énergie punk rock communicative. Une pure tuerie. Les 3 premiers albums sont sur la liste de Noël.

Winter FamilySouth From Here

Groupe essentiel comme jamais. « The world is her home and it’s beautiful »

http://www.adecouvrirabsolument.com...

Sylvain ChauveauPost Everything

http://www.adecouvrirabsolument.com...

ORSAY25’25’’25’’’

Coup de cœur du volume 43

http://www.adecouvrirabsolument.com...

LomostaticLomostatic

« En Bref, pas loin d’être exemplaire »

http://www.adecouvrirabsolument.com...

Flotation Toy WarningThe Machine that made us

Et enfin pour finir, l’album que l’on osait plus espérer après une si longue attente. 13 ans depuis Bluffer’s Guide To The Flight Deck. La peur était immense devant la place qu’occupe ce disque et l’émotion qu’il déclenche à chaque écoute depuis 2004. Le pari était risqué, mais la difficile attente a eu raison de prendre fin. La magie opère de nouveau. Beau à en pleurer.

L’occasion de souligner le travail toujours remarquable de Talitres pour accompagner le groupe dans cette aventure que l’on ne peut qu’espérer qu’elle prenne vie sur scène en 2018.

Il est à peut près sûr qu’à peine envoyée, d’autres belles choses me viendront à l’esprit, mais en voilà 15 pour le cut !.

Allez, Merry X-Mas, Let’s face the future !





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