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#1 – Parquet courts « Wide awake ! » - Rough trade

Une nouvelle production du génial Dangermouse qui retrouve le son des Clash, en convoquant le clavier des Doors, pour insuffler à l’album une joie à toute épreuve. Il y a longtemps que nous n’avions pas danser sur un pur album de rock. De quoi en faire un classique du genre. L’avenir nous le dira.

#2 – Nacho Vegas « Violética » - Marxophone

A la fois poétique et politique, protéiforme comme la nature de l’homme, le songwriter espagnol nous offre un généreux double album de 18 titres rehaussé par des chœurs savamment dosés et de beaux duos avec Maria Rodés, Cristina Rosenvinge ou Cristina Martínez et une magnifique reprise de « Maldigo del alto cielo » de Violeta Parra.

#3 – Idles « Joy as an act of resistance » - Partisan records

Certainement le groupe de l’année. En publiant 2 albums coup sur coup et en menant une tournée mondiale, ils imposent leur rage et leur engagement frénétiques sans jamais lâcher le morceau. Une énergie qui me rappelle les grandes heures du hardcore américain plus que le punk dont le groupe préfère, à juste titre, ne pas se réclamer.

#4 – Goat girl « Goat girl » - Rough trade

Pour ce premier album, les londoniennes de Goat girl, à peine 80 piges à elles quatre, nous délivrent un disque d’une force inouïe, sans calcul, à l’instinct, maîtrisé de bout en bout dans le timing et l’énergie délivrés. Ce ne sera peut-être qu’un album, ou le début d’un groupe qui fera date, nous ne le savons pas encore. Mais le bouc est lâché, l’enfer nous brûle déjà les doigts.

#5 – Dominique A « Toute latitude » & « La fragilité » - Cinq7

Avec 2 albums sortis la même année, et qui sont pour moi indissociables, dans une production intimiste, entre transe électronique et fragilité acoustique, Dominique A nous offre une pièce maîtresse de son répertoire : un hydre à deux têtes, tissé par une écriture romanesque, et poétique à la fois, dans le plus pur style du nantais.

#6 – The saxophones « Songs of the saxophones » - Full time hobby

L’exquise lenteur de cet album, porté par la délicieuse voix de crooner d’Alexi Erenkov et l’imperturbable section rythmique de Richard Laws, à la basse, et d’Alison Alderdice, à la batterie, nous emmène dans des territoires où l’on peut s’abandonner sans souci et savourer la seule beauté d’un songwriting porté à son point de perfection.

#7 – Nils Frahm « All melody » - Erased tapes records

Le prolifique compositeur berlinois nous délivre un magistral album où il n’y a plus qu’à se laisser porter sans se soucier du genre musical dans lequel il évolue. C’est un album totalement libre qui revendique à la fois l’electro ambient, l’harmonie classique ou les apports de la musique populaire voire tribale. Ainsi c’est par la voix que s’ouvre cet opus justement intitulé « All melody » pour nous emmener dans un voyage dont le savant tissage des influences nous prouve que le construction de notre propre imaginaire n’a pas de frontières, et encore moins musicales.

#8 – The innocence mission « Sun on the square » - Badman recording

Comme si de rien n’était, ils sont là depuis la fin des années 80 et le plaisir procuré par la voix fragile de Karen Peris, qui surplombe des arrangements pour cordes parfaitement maîtrisés par un métier hors pair, reste intact comme dans le superbe « Green bus ». Découvrant ainsi une famille de musiciens portant avec superbe leur nom, comme Drew au violon et Anna au violoncelle, nous ne pouvons que nous laisser submerger par la vague de l’émotion de cette folk à la fois familiale et universelle.

#9 – Los Hermanos Cubero « Quique dibuja la tristeza » - El segell del primavera

Comment raconter le deuil d’un homme pour la mort de sa femme tout en restant fidèle à un folk lumineux et intime, sans autre prétention que de peaufiner de belles chansons dans le plus pur style bluegrass mais avec le verbe espagnol ? C’est la réussite de ce quatrième album très émouvant des frères Ruiz Cubero.

#10 – Courtney Barnett « Tell me how you really feel » - Milk records

L’album de la maturité pour cette artiste australienne déjà incontournable après seulement trois albums dont un en duo avec Kurt Vile. Celui-ci est d’une empreinte beaucoup plus homogène que le premier et confirme la pureté d’un rock qui fait la part belle aux guitares, à l’ancienne, mais d’une efficacité redoutable. L’autoportrait au polaroid de la pochette nous le confirme, nous sommes dans un album sanguin : « I’m not your mother, I’m not your bitch ».





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