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  • 5 mars 2008 /
    Kat onoma
    “Kat onoma”

    rédigé par gdo
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l est indéniable que si kat onoma grave son nom dans l’histoire du rock français, c’est dans un anonymat gênant. Certes kat onoma n’a pas cette propension à livrer ces hymnes faciles, si prisés par un certain rock français (suivez mon regard), mais les prestations du gang strasbourgeois ridiculisent souvent la concurrence (déloyale). Pour ce cinquième opus, le groupe intègre les différentes escapades autorisées en parfaite intelligence. Cet album mérite bien plus que les quatre précédents que l’on s’y arrête, car le groupe s’y met comme jamais en danger. Certes be bop de beep, parade, soirs de sam, tragic muse et la scie électrique compilent à merveille (si l’on peut dire) le maniérisme pompier et les gimmicks gonflant du groupe. Mais l’excellence n’est jamais bien loin sur l’autre moitié du disque. C’est tout d’abord l’inclassable family dingo, carte musicale de Rodolphe de ses vacances chez doctor l. Morceau improbable et incontournable. Tout comme le sublime ghosts drip, la réussite absolue de ce disque, dans ce registre de lynch éclairé à la bougie, burger est inégalable. Mais le sait il ? La grosse surprise, arrive avec un pur moment de distraction (la première de leur carrière ?) sous la forme d’un gospel (old trouble) aux gros traits mais à la joie communicative. Quand on se libère voilà ce que cela donne. Ce disque nous apprend également que le groupe sait regarder l’horizon. Sur cette ligne de fuite, calexico devait se balader pour garder dans le droit chemin cette ballade mexicaine et son fantôme (jim o’rourke ?) de guide. Que sera votre vie (pour paraphraser que sera votre vie, énorme morceau katonomesque avec la peur au ventre) quand vous laisserez vos oreilles emprunter le chemin de la musique de kat onoma. A vous de la découvrir.




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