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Dans son ouvrage intitulé "rock, pop : un itinéraire bis en 140 albums essentiels ", Philippe Robert érige At action park de Shellac en un manifeste à l’essence du rock et de la pop à l’instar des cotés Slint et My Bloody Valentine pour leurs œuvres respectives Spiderland et Loveless. Difficile de ne pas donner raison au journaliste tant ce disque constitue un modèle de hardcore décapant qui, au fil des années, continue d’apposer sa marque de fabrique sur nombre de combos, tantôt inspirés (les regrettés Mclusky), tantôt pénibles quand ceux-ci se réclament de l’étiquette math-rock. Présenté à tort comme " le groupe de Steve Albini ", Shellac repose avant tout sur la synergie de trois fortes entités. Soit le producteur plébiscité Steve Albini (Pixies, Low, Godspeed…), mais également Todd Tainer qui gère le temps et Bob Weston (également producteur des impeccables Chavez) en charge de la masse sonore. La synthèse des trois caractères offre une œuvre brute et spontanée, plombée par le son lourd de la basse et les rythmes immuables de la batterie auxquels viennent se greffer des accords de guitare crus et rageurs. La formule a jadis fait ses preuves (My black ass, A minute, Squirrel song) et continue de faire des ravages sur Excellent italian greyhound (Steady as she goes, Be prepared, Spoke) même si ce dernier opus n’est pas le disque le plus accessible de la précieuse discographie de Shellac. Mais en dehors de quelques instrumentaux fadasses et du déroutant Genuine lulabelle, les fidèles se satisferont largement d’excellent italian greyhound qui avec l’obsédant The end of Radio donne matière à acquisition. Le public non averti pourra lui se pencher sur At action park.




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