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Une expression sortie d’une chronique dans les inrocks d’un album de Smog, parlait de ce disque et de son attirance avant tout car Smog nous prenait par l’épaule nous disant que pour lui tout allé très mal, encore pire que pour nous. Depuis je comprends mieux mon attirance pour cette musique qui nous fait mal tout en nous soulageant, car le malheur effrayant des autres relativise au combien le notre. Dans la série de ces artistes moralement salvateurs je vous présente The Low Lows, trio pouvant être à géométrie variable suivant les possibilités offertes par le garde mangé. Entre Neil Young pour la voix et Sparkhlehorse pour cette façon de jouer avec les sons même les plus impurs et les plus dérangeant, The Low Lows trace un sillon qui se remplira de nos sanglots les plus longs de la terre. Dés dear files love spider les esprits de la rédemption nous chatouillent les pieds et nous tirent les cheveux dans un même mouvement, fragilisant notre stabilité à ne pas tomber sous les bombes d’émotions. Sans la neurasthénie de confort, ce fire the bright sky traîne ses guêtres également non loin de chez The National, la même rigueur dans la diffusion des émotions la même approche du vide avec la peur de ne pas y tomber. Les chansons habitées de The Low Lows font que pendant le temps de l’écoute nous nous voyons ailleurs, au milieu d’un espace mélancolique ayant les couleurs malgré toutes les couleurs de l’espoir. Disque de l’année de la semaine. Une perle noire aux reflets brillants.




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