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Le problème de la chanson française n’est pas tant les textes (sauf peut être chez flamby Delerm) mais plutôt les voix, souvent limites, toujours bas baissé d’une jambe percluse de crampes. Chez Florent Marchet le bas est baissé, certes, mais les mots portés sont athlétiques, ironiques et surtout crus (avez vous déjà songé) dans la froideur de leur diction même accompagnée d’un ornement très british albion. Chronique des atermoiements de l’amour (le terrain de sport) du sexe mais aussi de la sortie de l’adolescence et des découvertes des déceptions sur l’autel du temps (levallois), Florent Marchet s’avère être un conteur émérite des passions salés des petits moments dans leurs amplitudes mais fondateur de ce que nous deviendrons. On est tous pareil (tous pareils) outre son aspect pop direct (on pense au goût du jour de Diabologum) résume parfaitement un disque qui prendra sa place avant le baiser de Miossec sur la déception maritale. Florent Marchet est certainement un de ces amis que vous avez laissé sur la route car le temps vous l’a demandé et qui vous raconte que sa vie, tout en s’étant éloigné de vous, est bien la même que la votre. L’âge des possibles.




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