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Difficile, voir impossible de parler d’un disque qui se présente à nous, avec comme dans son sillage des tonnes d’émotion. On connaît tous l’histoire, une tournée au courage, avec dignité, talent, et un amour qui transpirait de partout, Alain devenant un homme fragile, plus loquace, se soulageant d’autant d’années à ne parler que par le prisme de la poésie. Ce live est avant tout un ultime témoignage, une disque qui nous happe de la première à la dernière seconde, parvenant à passer outre une souffrance que l’on devine, sublimant de façon implicite des chansons qui n’avaient déjà pas besoin de cela. Alors si les visites vont s’espacer, elles ne seront que plus prenantes encore, jusqu’au final de l’homme seul, avec sa guitare et son testament (Malaxe) et sa façon unique d’incorporer un monde qu’il n’aura de cesse de ne pas fréquenter, par modestie, via une modestie et un silence souvent plus parlant que tout les discours de ces faux rockeurs. Classe jusqu’au bout, Bashung donne à la langue le pouvoir de se déguiser, de signifier autre chose que sa définition du Littré. Un live probablement de plus, sauf que l’on transforme ici l’enregistrement en document, de part la mythologie qui s’installe derrière, de part les émotions de la combinaison entre les textes et l’interprétation. Rock définitivement oui, littéraire outrageusement oui, « Dimanches à L’Elysée » est une ultime trace des vertiges d’Alain Bashung, archange du rock d’ici. Tout à peu tout me happe……




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