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De quelle noblesse nous parle Château ? de celle de ces aristocrates qui oublie que la consanguinité peut provoquer des enfants graves ? Celles des éleveurs de chiens qui préfèrent élever des animaux à quatre pattes plutôt que ceux à deux jambes qui parlent, qui crient et qui parfois sont doués pour tuer le père via une œuvre artistique empreint tout à la fois d’insubordination et de respect des traditions.

Château est probablement un enfant, celui de la pop anglaise qui irait des La’s à Gene, celle qui cachait son côté dévergondée sous des mélodies soyeuses, et des costumes trois pièces qui cachaient avec classe les cicatrices. Les six morceaux de ce EP portent fièrement un union jack savamment délavée, car faut pas déconner quand même, nous voulons bien admettre que nos meilleurs ennemis sont des inspirateurs musicaux sans pareil, faut pas pousser. Car château, qui avec « Noblesse Oblige » me réconcilie avec la pop d’outre manche en pleine crise d’identité, est un groupe bien de chez nous. Si si, les auteurs de morceaux aussi époustouflant que « The Killing’s Shilling » ou « The Merry Go Round » (attention tube) ont eu des parents les emmenant à l’école en roulant à gauche et ont un roi élu au suffrage universel.

C’est donc avec ma noblesse toute relative (celle de la défense d’une musique qui n’est pas née avec une cuillère en argent dans la bouche) que je vous déconseille de ne pas écouter ce EP, disque qui pourrait faire de château l’une des bâtisses pop rock les plus visitée. Une classe d’avance.




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