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La puissance sonore des anglais de 65daysofstatic est de retour, comme un doux et mélodieux fracas, une envolée de guitares purifiées au son d’un coup de fusil dans la pénombre… L’état brut, la musique primaire et si travaillée revient nous submerger, et peut-être nous apporter la lumière dans une noirceur pourtant caractéristique du quatuor britannique, avec un nouvel opus portant le doux nom de « Wild Light » : allusion des plus évocatrices, tant celui-ci, comme ses prédécesseurs nous ramène promptement à l’état sauvage.

Si le groupe semble prendre, avec ce dernier album, un virage plus électro qu’auparavant, il n’en demeure pas moins que l’écoute de 65daysofstatic revient toujours à suivre une cure accélérée de guitares mélodiquement bruyantes et semblants lâchées en totale liberté… Sur scène comme sur disque, l’expérience est restée unique au travers des années, oscillant entre calme et tempête, mélodies pop bouleversantes au piano et véritables murs de sons saturés s’abattant soudain sur vous comme une vague trop haute, un océan déchiré d’où renaît soudainement un silence apaisant. Il semble que le poids des années n’ai pas vraiment d’incidence sur ce groupe, comme si Joe Shrewsbury et sa bande trouvaient le moyen de passer entre les mailles du filets, gardant une attaque, un tranchant toujours parfait et surtout connaissant une évolution des plus « juste ». Et effectivement, le son de 65daysofstatic sonne toujours aussi juste que sur les premières effluves du groupe, avec pour seule nouveauté un côté électro désormais pleinement assumé et des plus intéressant d’ailleurs.

Ces natifs de Sheffield font sans nul doute dans la musique transcendante : celle qui permet d’exacerber ses douleurs, panser ses plaies intérieures. L’écoute en devient libératrice, voire même réparatrice dans une ambiance des plus tendue, car il est bien difficile de cacher ses émotions au milieu de ce dédale symphonique, de ce voyage purement instrumental qui nous rappelle que la musique remplace parfois les mots, et délivre alors des paroles plus fortes et à l’écho inébranlable.

En définitive, au même titre que les précédents essais de ces britanniques, Wild Light brouille la tranquillité d’une mer d’huile, à l’image d’un pavé dans la marre créant un raz-de-marée dans le cœur des hommes… Certains trouveront son écoute douloureuse, car évocatrice, libératrice mais le son de 65daysofstatic reste comme un énorme papier-buvard absorbant les inquiétudes, les problèmes et les plaies du quotidien. Il est bien dommage qu’il n’y ait que 8 titres sur ce nouvel exercice car l’on aimerait que ce genre de voyage, que l’on fait les yeux fermés, ne s’arrête jamais ; pour ma part l’escale à « Taipei » signe « le » meilleur morceau de l’album, mais cela n’est qu’un avis personnel. Pour le reste je vous invite à découvrir par vous-même ces 8 chapitres d’une histoire dont j’ai encore bien du mal à me remettre…




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