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Pour son second album Anna Aron a puisé dans la lecture de Neuromancer de William Gibson. Ouvrage de Science de Fiction datant de 1984 celui ci aurait influencé les concepts et le lexique de l’ère internet (c’est pas moi qui le dit c’est le dossier de presse). Une jolie nana (la ligue féministe va me tomber dessus) un concept qui pourrait être aussi fumeux que la théorie de l’évolution chez certains agriculteurs du Haut-Poitou, et enfin une équipe de choc (David Kosten, Jason Cooper et Ben Christophers) qui ferait passer une superproduction américaine pour un candidat à peine crédible à une soirée des Césars. Vous sentez le scepticisme s’immiscer dans les premières phrases de cette chronique, cette petit pointe d’ironie qui pique, ce mauvais esprit qui caractérise souvent les papiers d’un chroniqueur qui paraît aussi usé que les excuses de Jean François Copé.

Vous la sentez venir du coup la reculade, le « excusez moi d’avoir fait fausse route car ce disque est vachement bien ». Car si ce « Neuro » a parfois des côtés, regarde ce que je suis capable de faire les mains dans les poches, son écoute provoque quelque chose de fort, que le « To bring You My Love » nous avait provoqué (Girl). Car oui « Neuro » est une réussite surprenante, un disque qui sait nous prendre à revers, vous happer. Subtilement produit, sans jamais donner dans la surenchère, « Neuro » nous promène, sait nous caresser (Sutekina) pour mieux nous promener à la vitesse de la lumière (« Neurohunger » véritable « Meet Ze Monsta » 2.0 »).

Avec « Neuro » Anna Aaron s’inscrit dans la lignée des Fiona Apple, Goya Dress et autres filles qui savent s’imposer, créant des passerelles. Concept probablement fumeux, mais au final disque surprenant, qui va en bluffer plus d’un, moi le premier, et là pas de mauvais esprit.




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