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Le parcours de Delphine Dora détonne, même au sein de la musique dite souterraine. Travaillant avec Half Alsleep ou l’énigmatique et éphémère Unexpected, Delphine Dora trace une route qu’elle semble être la seule à prendre.

Seule au piano, comme ici, elle chante sans que la norme ai une quelconque emprise sur son interprétation. La technique vocale est ici réduite à sa plus simple expression, les mots sortent, flottent sans jamais se diluer sur des notes de piano qui eux viennent de quelque chose de plus mesuré, de plus maitrisé. Les mots sont ceux de Sylvia Plath écrivaine américaine, bipolaire et suicidé (c’est je vous le concède un raccourcis grossier), écrivaine qui n’aura de cesse de décrire une forme de souffrance, celle ci née de la mort prématurée de son père. Delphine Dora met donc en musique, sans aucun effet, si l’on excepte par exemple sur « Childess Woman » morceau sur lequel la voix de Delphine est dédoublée, donnant à celui ci une teinte encore plus dramatique, presque d’épouvante.

Œuvre austère, cette adaptation ne se prend pas comme un disque comme les autres, il est à la fois une conception radicale de la musique et de son rôle ici de passeur, mais surtout un vecteur émotionnel qui se doit de ne pas dénaturer des mots. Un disque pas comme les autres, une artiste pas comme les autres, donc inestimable.




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