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Si vous ne savez pas où se lève le soleil au moment mêm où votre enfant vous posera la question le soir d’un premier bivouac de vacances, dites lui en tout les cas que le feu sacré, la brûlure intense l’est probablement plus à l’Est. Dites lui que là où les gens extrayaient, on s’enfonce irrémédiablement. Dites lui que de ce feu pourra aussi naître la lumière, et que si le soleil brûle, la flamme elle berce, réchauffe et pourra le guider. Que ce feu pourra jaillir des entrailles de la terre, mais aussi dans les silences des notes d’un morceau, entre les mots d’une chanson. Vous pourrez alors lui faire écouter le dernier EP de Sinaïve, le confronter indirectement à son histoire, celle avec un grand H, celle de son pays et des points de moins en moins cardinaux, de ses faces sombres, de ses éclairs dans la souffrance, de ses fluides les plus abjectes . Il pourra alors méditer en se défaisant les cervicales en cherchant sa place dans ce tourbillon entre shoegaze et post rock aux oriflammes tendues par la bourrasque. Il pourra aussi y croiser l’ombre, car la lumière ne se promène jamais sans son alter ego. Il s’abreuvera d’un grand verre de diabologum et partira le torse gonflé par cette musique intense, pour cette bataille qu’il semblera vouloir mener, celle de la vérité sur les choses, tout éclairer. Il montrera à la face de ce monde la pochette du EP, avec une certitude, que le soleil peut bien se coucher et se lever où il veut, seul l’amour est là pour nous inonder salutairement. Sinaïve, ou la quête d’un romantisme en perdition, un quatuor entre la recherche du temps perdu et la quête d’un Graal sacré sans les genoux au sol.




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