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A l’écoute d’In Primavera, on se souvient d’abord avoir beaucoup écouté EZ3kiel, High Tone ou Meï Teï Sho…Fleurons du Label Jarring Effects. On retrouve chez Foxhound la même relecture du Dub, la volonté de projeter la Pop vers des territoires nouveaux pour elle. La même démarche de défrichement inlassable, frôlant l’expérimentation pure. Le crossover improbable entre musiques urbaines, nocturnes, dansantes, harmonisé par un fil conducteur…Cette sorte de fausse nonchalance, en vérité plus sombre et mélancolique qu’il n’y paraît. La parenté avec Fortune est alors évidente.

Le sens d’un groove irrésistible, d’une danse dans le noir, d’une inquiétude sourde noyée dans l’énergie tendue de lignes de basse et de guitares. Musique thermodynamique, hybride, issue d’un laboratoire que l’on aurait transformé en discothèque. Chaque titre est un concentré d’innovations, habité par une voix à la morgue toute britannique, marchant sur les traces de King Krule. Des ruptures, des effets, des accidents parsèment les chansons qui finissent toujours par retrouver le chemin de la piste de danse. Et la chaleur des cuivres, et le métissage et ce punk funk explosif, captant toute la vigueur et la folie d’une mégalopole.




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