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Quelle trajectoire étonnante que celle de Aucan. Si il y a quelques années quelqu’un m’aurait dit que le groupe essaierait de marcher sur les plates bandes des frères chimiques, ma réaction aurait été la même que celle ce la femme de Luis Suarez si celui ci lui annonçait qu’il décidait de passer au régime végétalien.

Aucan est donc devenu un machine à beat, et comme toutes les machines elles font perdre de la spontanéité, de la poésie du sentiment. Il est résulte alors une musique sans âme, qui n’existe au final que pour faire l’habillage sonore des escalators dans une zone commercial. Aucan se laisse aller à une facilité loin de ses aspirations virginales. Si les bras et la têtes peuvent suivre le mouvement, celui ci n’entrainera pas de réaction en chaine. Car ce EP nous laisse sur notre faim, nous donnant l’impression d’avoir été repêché un beau matin au large des côte d’un station balnéaire pour jeunes assoiffés, et ramené sur terre par la fée du hasard pour épancher un désir de se voir matraquer.

Dire Qu’Ancan est emporté par le vent je me l’accorde avec un rien de tristesse.




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