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Enregistré à la campagne d’Ibiza, ce premier album de Leaf House, des animaux collectifs belges est festif, fougueux, aventureux et pourrait bien dépasser le taux légal de vitamines à consommer pour rester jeune. Ce LP déborde de tout, de partout faisant même toucher Ibiza à un Maghreb qui n’en demandait pas tant alors que l’Occident semble oublier de faire la part des choses, bref passons. Chef Leaf House le débordement est un jeu, l’atmosphère coulant sur les rythmes alors qu’eux même recouvrent des voix qui s’amusent à se tourner autour, elles métamorphosées. C’est parfois lyrique (on imagine bien les églises d’Ibiza comme des lieux improbables pour certaines prises de son) mais c’est surtout très souvent trop dans les pas d’illustres américains qui ont depuis pas mal de disques déjà traité cette pop folk comme un champion de rubik’s cube le fait avec son cube pour lui redonner cet air triste. Le cube que Leaf House manipule n’aura jamais les faces uniformes et heureusement, sauf que les combinaisons rigolotes avec des diagonales sont encore une fois déjà connues par les auditeurs d’Animal Collective. Si la production est impeccable (son énorme pour porter le tout) avec des idées de notes arrivant comme une étoile filante dans un ciel immaculé de bleu foncé, l’ensemble laisse un étrange goût de « déjà entendu il n’y a pas longtemps » (« Kind of Flames » en est presque gênant).

Si le talent est indéniable, il est ici mise au service d’une entreprise de copistes (pas une injure ici) qui auraient gagné à ne pas trop s’écouter en s’éloignant d’un tropique déjà bien visité. A découvrir quand même.




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