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Il faisait noir. Le pas était incertain avant d’entrer sur ce chemin tracé au mileieu d’arbres gigantesques. La nuit tombante donnait aux oiseaux l’occasion d’une dernière parade avant de se reposer. Ils virevoltaient, le son de leur chant était comme des points lumineux, les oreilles servant à la vue dans cet endroit si sombre. Un enfant viendra m’y accueillir me racontant son histoire et me posant des questions sur les raisons de ma présence en ces lieux si souvent hostiles pour tout ceux qui ne comprennent pas que le noir n’est qu’une forme de pureté que la lumière a sauvagement emprisonnée, la laissant seule pendant que le monde dort.

Le frisson n’est pas en germe dans la peur, non il est là, porté par une musique qui accompagne mon escapade que je m’amuse parfois à imaginer militaire, comme si mes pas étaient guidés par la fuite ou l’envie de regagner une contrée moins hostile que celle de la lumière (Le magnifique et onirique « Lack Of Interest in Things Thy Used to Do » qui nous rappel le meilleur de Mogwaï). Et j’avance les yeux fermés, je croise des formes sonores qui sont comme des sirènes pour le navigateur noyé par un trop plein d’émotion ou de fatigue. Là moi je suis bien, dans mon élément, dans ce cercle qui donne au post rock des raisons d’espérer dans son avenir, quand il raconte de si belles histoires. Epatant.




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