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Le casting a de quoi interloquer. Le gagnant d’une émission de télé crochet avec une couronne de fleurs dans les cheveux, acoquiné avec un ex écrivain qui se voyait au mieux Beigbeder et qui se retrouve à usé le coude de ses pulls dans des chroniques télévisuelles sur la table d’un bar aux âmes mortes.

Dés « cliché cosmique » j’ai eu l’envie d’aller voir ailleurs si Baudelaire y était, les clichés ici ramollissant la petite envie d’aller y voir plus loin. Et puis il y a eu ce petit gimmick (car disons le, le disque est habillement arrangé, comme le rhum dirait Nicolas) qui m’a promené vers la suite, comme l’odeur des pommes de terre à l’étouffée semblent vouloir me faire quitter le bureau où j’essaye de parler de musique, vers la cuisine.

Et finalement je suis allé au bout, sans déplaisir, avec l’heureuse surprise d’entendre un jeune musicien aux bonnes éruditions (impossible de ne pas penser à Elliott Smith) qui pourrait rapidement faire oublier la genèse de sa soudaine et relative célébrité. La question que pose donc ce disque encore une fois, c’est devons nous nous réjouir du travail des émissions de télé, ou devons nous nous chagriner du manque de travail des maisons de disque qui ramassent un produit assuré de rencontrer un public qui l’ayant amené là, en haut, risque d’acheter son disque.

Mathieu en haut il n’y ai pas encore, même si il trône avec cette couronne de fleur, ersatz de la récompense Olympique mythique, mais avec des morceaux comme « From Glass to Ice » j’ai peine à penser que ce ne soit qu’un feu de paille, et qu’il pourrait rapidement racheter des pulls à Nicolas Rey et s’émanciper d’une passé que certains trouveraient trop lourd.




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