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Le duo franco-anglais Jupiter trompe l’ennui des horaires « métro / boulot » par un lâcher-prise, la nuit venue, sur un dancefloor tout acquis à sa cause. Comment effacer la monotonie des jours sans fin ? En digne marmotte de l’electro-pop, Jupiter répond à cela de façon claire et limpide : let’s go dancing ! D’où « Bandana Republic », un album que n’aimeront sans doute guère les vieux nostalgiques de Joy Division. Adieu les corbeaux, place à cet hédonisme également approuvé par les contemporains 3somesisters et If The Kids. Disque extase, extatique, déluré mais pourtant contenu, « Bandana Republic », à sa façon souriante, malaxe Sly Stone et Visage, Duran Duran et Chromatics, Air et Prince. Oui, Jupiter ne connaît pas la noirceur. Et alors ? Il est certes déconseillé de ne retenir des 80’s que son aspect festif, l’inverse est cependant pire (quiconque fantasmant cette décennie sans l’avoir vécue n’y fabulera qu’une réunion entre tristes accros à Oscar Wilde et Camus). Jupiter est une belle planète qui veut délurer les corps et rendre heureux les esprits. Sans cynisme ni calcul. Avec beaucoup de modestie et d’humanité, aussi…

Continuez d’exploiter la carte « jeunes gens moroses » si l’élan catatonique vous enchante ; moi, je repars m’éclater en compagnie de Jupiter !




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