> Critiques > Labelisés



Nos vies sont des successions d’apocalypses, tremblement de terre interne, orage sous les crânes, de fissures qui éloignent, des larmes diluviennes. Aucunes ne nous achèvent vraiment, et ce qui est avorté suite à un de ces épisodes, pourra un jour resurgir, car même sous la lave séchée, la vie reprendra ses droits, cassant la rigidité en surface de nos affres.

Adam No semble être un survivant de ces apocalypses, un homme comme revenant d’une zone encore plus sombre que nos petits enfers personnels. Sur la magnifique photo de la pochette, mais au combien terrifiante signée Jérôme Sevrette ce n’est pas tout à fait un humain qui se présente à nous, enfin si, c’est l’humain sans un mouchoir pudique sur ses apocalypses. Nous passerons sur l’histoire de ce disque nous arrivant avec des années de retard, comme si celui ci était retenu avec plus de force encore pour jaillir finalement telle une lave en fusion sortant d’un volcan que l’on croyait endormi à jamais.

La voix aura traversé les couloirs d’un labyrinthe pour nous arriver, contrariée mais puissante, glaçant le sang des poètes avec un camélia à la boutonnière. « Boso Rojin » c’est le bruit que fait la mort quand elle est à votre trousse mais qui sait le combat perdu d’avance, car même la mort ne pourra jamais éteindre le feu allumé par des titres comme « Custer No More » ou « Alpha Zone ». La mort, celle qui semble exciter les petites existences, les marcassins perpétuels qui cachent mal leurs égos demesurés sous des je fanfarons. Cette mort est ici transcendée, puis atomisée, car si tout semble ici noir, c’est que l’on se trompe d’axe pour le regarder ne voyant pas les reliefs qui naissent. Ce disque est plein de vies, plusieurs à se succéder et à nous offrir une cascade d’émotions et de jubilations, de transe (le cataclysmique « Only Mine ») d’une basse vrombissante qui claque jouant la partition dictée par un opiacé (Mescaline). On y danse, cassant avec force les couches successives de nos apocalypses, sans pour autant cherche la rédemption, voyageant avec comme unique bagage….notre histoire. Laissez vous porter par celle ci, « boso Rojin"




 autres albums


aucune chronique du même artiste.

 interviews


aucune interview pour cet artiste.

 spéciales


aucune spéciale pour cet artiste.