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Ce sont 4 filles (enfin nous avons des doutes pour l’une d’entre elles qui a des faux airs de Jarmila Kratochvílová) et ne comptez pas sur elles pour vous raconter des histoires de fleurs qui seraient réapparues un soir de pleine lune alors que dans le cœur de la jeune fille qui contemple ce spectacle de cette floraison soudaine et surprise, le froid s’était installé.

Non, chez les Nots, le girl power n’est pas un vain mot. Chez elles nous ne sommes pas au pays de Candy, mais plutôt au pays des L7 et de Elastica, envoyant du lourd et de la rage dans un son garage et ouvertement direct et sans concession.

En 26 minutes les 11 titres sont balancés, éructés, braillés avec une fougue telle que c’est à se demander si les hormones ne se transforment pas le temps de ce disque (merci à la ligue féministe de ne pas me tomber dessus), que ces supposées démunies ne sont pas tout bonnement en train de nous détrousser de tout, réussissant à nous hypnotiser par la violence. C’est radical, c’est farouche, c’est dénué d’une once de féminité factice et dictée (toi le tailleur Chanel, toi la jupe plissée, toi le petit chemisier blanc sous un joli cardigan noir, enfin vous, cachez vous, vous risquez gros), c’est distrayant (Televangelist est un morceau de Sonic Youth dans un épisode de X-Or) et tellement libérateur en cette période ou le mors aux dents est un outil presque politique. We are Nots aussi.




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