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Nous avions vécu jusqu’à présent sans même connaitre l’existence de ce groupe, partant même dans l’idée de vous parler d’un nouveau groupe de la scène anglaise nous arrivant en même temps que les pluies londoniennes sur la tête bien faite (je rigole) d’un John Terry en cet hiver automnale.

Non Mystery Jets en est à son sixième album, pas moins. Alors je suis allé sur wikipédia (il faut de temps en temps) pour me renseigner, sourire par exemple sur l’histoire du nom du groupe suite à une peinture ratée sur la batterie. Dix années de carrière derrière eux, et donc un break conséquent de quatre ans entre le dernier opus du groupe (Radlands) et ce " Curve of the Earth ".

Si les écoutes de ce disque ne me sont pas désagréables, elles trahissent quand même une personnalité vague, ou sommaire, une fâcheuse manie à pas mal se perdre dans des inspirations évidentes, réussissant la prouesse de paraitre comme une forme d’imitateur des plus grands groupes du moment, quitte à tomber parfois dans une sorte de ridicule (Saturnine c’est juste pas possible, comme si les Black Keys jouait tout les soirs dans un bateau Costa croisière). Vous voulez du Radiohead, du Muse (bon là louons le groupe de ne pas tomber dans la flatulence maladive du groupe de Matthew Bellamy) du U2 version dernier album, du Coldplay sans lyrisme (quoique), prenez ce disque comme un témoignage intéressant, mais sans plus.

Certes il sera facile de sombrer corps et âmes à l’écoute de Bubblegum (même Grandaddy a la droit à un hommage dans ce titre, ce qui est une prouesse en soit quand on écoute ce futur générique pour une berline Allemande), titre qui ravira votre entourage alors que vous venez de lui imposer un régime drastique en matière musical, vous replongeant dans les morts célèbres du moment (Michel Galabru en moins, Michel Delpech uniquement sous la douche). Certes l’emballage est beau, cela attire autant l’œil que la belle bleue ou la belle rouge un soir de 14 Juillet, mais au final à la fin les lumières se rallument, le ciel est à nouveau noir et on ne pense qu’à une chose récupérer la voiture pour rentrer à la maison. Longtemps nous avons cru que la terre n’était pas ronde, certains ont payé de leur vie le fait de dire qu’elle l’était, et bien ce disque commence quand même à me mettre le doute, même si ma gentillesse naturelle me propose d’arrondir les angles. La soleil se léve où ?




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