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Une collaboration entre l’iguane en chef, Tarwater et Alva Noto ? De quoi en saliver d’avance. L’auditeur déchante un peu lorsque se révèle la véritable nature du projet : une mise en son, et en voix, des écrits de Walt Whitman. Au-delà de notre admiration pour le poète américain, il faut reconnaître l’habituelle frustration liée à ce type d’hommages. Généralement, la musique ne sert que d’accompagnement (ambient ou effacé) pour une voix qui récite les mots plus qu’elle ne les habite, lunettes sur le nez, trop humble pour la réappropriation. C’est le cas ici : Tarwater et Alva Noto jouent sur des atmosphères longilignes (longuettes), volontairement en arrière-plan ; et au devant, Iggy s’efface pour laisser parler le sage James Österberg. Six titres, six coups dans l’eau…

Cependant, aussi inutile soit-il, cet EP renseigne sur l’actuelle curiosité d’Iggy. Affranchi du hardcore Pampers qui saccageait ses dernières livraisons, l’Idiot semble reprendre goût à l’aventureux, voire aux expérimentations. Pour avoir écouté son bowien nouvel album (Post Pop Depression) – son meilleur depuis… tant que ça ? –, on peut affirmer, malgré tout, qu’en ce moment Iggy tient la forme.




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