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Nous avions à peine quitté ce « Dive » dont un titre était présent sur ADA Volume 36, que la famille Fuzeta nous revient avec un EP qui après une première écoute distraite, et au final déceptive, finira par imposer une marque de fabrique, mais pas seulement.

Si pendant les cassures de fin de refrains, les poumons sont toujours mis à rude épreuve, comme un appel en groupe à une forme de rédemption, l’écriture du groupe se fait ici plus épaisse, plus surprenante, offrant une face, plus sombre, de son répertoire.

Les morceaux délivrent ses secrets progressivement, ne mégotant pas sur des plaisirs simples (Fall’s Playground) pendant lesquels les pulsions sont regroupées dans un enclos imaginaire avant d’être lâchées sur des instruments extravertis.

Plus à fleur de peau, plus « noir » même si la neurasthénie est un mot à bannir du vocabulaire quand on écoute Fuzeta, ce EP est une étonnante surprise d’un groupe qui pouvait surfer sur la vague de son bondissant « Dive », mais préfèrera nous offrir son autre face.

Fuzeta est certainement l’un des groupes le plus à suivre de la scène française, car même s’il ne chante pas en français, il sait faire passer une émotion supérieure à la simple écoute d’une chanson française chevrotante. Fuzeta a du coffre et la puissance émotionnelle qui va avec.




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