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Mocke est bien connu pour ses différentes collaborations, groupes, duos… Sylvain Vanot, Arlt, le duo Holden ou encore Midget, ainsi que son travail avec Imagho (musicien cher à notre bon vieux webzine), Mocke a fait courir ses doigts sur des manches de guitares consentantes pour accompagner nombre de morceaux parfois beaux, parfois étranges ou décalés, souvent magiques.

Mocke joue de la guitare. Mocke est guitariste. Mocke est un homo guitaristus. Enfin, comment vous le dire ? Il y a des Hommes qui respirent, Mocke joue de la guitare. Comme vous et moi respirons. Encore que. Nous on respire sans le faire exprès, sans vraiment chercher à le faire. Et encore, on se demande parfois si c’est Mocke qui joue de la guitare ou la guitare qui joue du Mocke. Mais attention, un album de Mocke n’est pas un album de guitariste. C’est un album de Mocke.

Quand j’écoute un album de Mocke, un des deux disques solo, j’ai l’impression d’entendre une voix qui me dit : “Hey, Alex, tu vois la liberté ? Ben c’est ça la liberté ! Vas-y, sois libre maintenant que tu connais le chemin.” Et je me sens libre au plus profond de moi-même, j’ai envie de prendre un instrument de musique, un stylo, un pinceau, un burin ou n’importe quel outil, et de laisser s’exprimer cette liberté. Bien sûr, je me heurte vite à la réalité, aux murs de mon esprit, mais ils semblent un peu plus loin que d’habitude. Alors je réécoute un disque de Mocke pour sentir ces murs s’éloigner encore un peu, et j’espère qu’à force d’écouter, ces murs seront tellement loin que je ne les verrai plus.

Mocke est une signature sonore. Dès l’ouverture, “trois regards sur le malandrin”, on est chez Mocke, sans aucun doute possible. D’un morceau à l’autre, on pense trouver des influences du jazz des années 70, des fusions avec les musiques africaines, on peut avoir l’impression que tel ou tel instrument, tente de dialoguer avec je ne sais quel oiseau extraordinaire - sans attendre forcément de réponse. A moins que ce ne soit pour provoquer un mollusque en combat singulier. Les images affluent dans mon cerveau hypnotisé, nettes et précises, ou floues et brumeuses, mais toujours chargées d’histoires que je ne vous raconterai pas pour éviter de vous gâcher le plaisir de sentir votre imagination filer à toute allure, portée par la flûte, le piano, la batterie (incroyable elle aussi) et les guitares.

Après l’anguille, Mocke nous joue le homard, et on sent bien la continuité. Il repousse encore un peu plus les frontières des possibles dessinées il y a deux ans avec son premier album et devient un peu plus familier à nos oreilles tout en restant insaisissable et mystérieux. Merveilleux.




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