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En mathématique la parabole est une courbe plane, symétrique par rapport à un axe, approximativement en forme de U. En littérature elle est une des variétés de l’allégorie. Pour le commun des mortels, c’est le truc hideux qui défigure l’horizon et l’architecture, un truc qui ouvre au monde, mais qui espionne également.

Parabolas, le nouvel album du quintet italien Adam Carpet est tout cela à la fois. Les morceaux (souvent instrumentaux) sont comme des boucles qui ne rejoignent véritablement jamais, scindant les points cardinaux par des divagations mélodiques ou des textures imagées. Disque ouvert à différents courants musicaux, il a bien pris le temps d’écouter ce qui se faisait ailleurs, piochant dans ce qui pouvait se faire de mieux chez Kraftwerk, Mogwaï ou encore chez le 10 000hz d’Air ou certains travaux de David Byrne avec Brian Eno ( (Let’s Try to Clean my Board). Parabolas est un disque qui s’apprivoise tout en s’apprivoisant facilement laisse la place à des surprises possibles, cachant derrière des facilités une source inépuisable de petites touches subtiles, comme des cairns qui conjuguent la force et l’éphémère. On se laissera prendre par ce disque, par ces architectures magnifiques et non défigurées, par ces survols à la fois doux et bondissant, portés par des nappes de chaleur, oscillant entre une forme de contemplation et une passion pour le jeu, la vitesse et les loopings. En musique Parabolas est un chouette disque




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