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Rob Goodwin a beau chanter dans "Last Man Standing" qu’il faut éviter les larmes, l’écoute de fond en comble de ce deuxième album de The Slow Show aura l’effet contraire. Groupe anglais qui avait jusque là comme titre de gloire de faire la première partie d’Elbow en Manchester, The Slow Show était jusqu’à présent un groupe de seconde division, un groupe qui comme Elbow a peut être plus que beaucoup, mais avait peut être un déficit dans la façon de le montrer.

Avec Dream Darling, le quintet a peut être mis en place une alchimie parfaite, celle d’une musique qui mettrait en valeur l’ingrédient précieux du groupe, la voix envoutante de Rob Goodwin, sorte de Kurt Wagner aux plaies aussi béantes que sont profondes les cavernes desquelles sortent cette voix. Ces chansons qui appellent le rêve sont en fait des draps chauds que l’on essayerait de mettre sur des cassures profondes, des déceptions, des ruptures. Les morceaux influencés par l’Américana, cherche un point presque de divination, construisant avec ses mélodies des cathédrales magnifiques et grandioses desquelles sortent cette voix sépulcrale.

Alors que dans le même temps Nick Cave tente de se détacher de l’horreur en lui foutant la trouille, ce quintet anglais tente et arrive à nous charmer avec la mélancolie et les envies de partir. The Slow Show s’inscrit dans une lignée de tronches cassées à la corde sensible, prenant la tête des désespérés aux grains précieux. Magnifique




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