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Je ne vais pas vous cacher, je souhaitais chroniquer ce nouveau Beck histoire de passer mes nerfs stupidement sur un objet mainstream. Je ne me suis jamais vraiment remis de cette sainte quadrature « Stereopathetic Soulmanure » « Odelay » « Mellow Gold » et au sommet « One Foot in The Grave », et depuis si un disque ou deux ont réussi à me convaincre, la grande majorité de la production du petit loser a fini par me passionner autant que les revirements politiques d’un Laurent Wauquiez ou les soucis gastriques d’un acteur belge.

« Colors » nouvel opus du blondinet (qu’il a défendu en première partie de U2 pendant la tournée anniversaire Joshua Tree des trois musiciens et de gaga Bono) annonce bien la couleur (facile je sais, mais bon je vous dis cette chronique est un objet de décontraction) et ne mentira pas sur la marchandise (Pas comme Calogero par exemple qui est persuadé jouer de la musique alors qu’il fait de la merde).

« Colors » est un arc en ciel trés sucré de Beck (un un bon beck - Laurent Ruqiuer Tm), qui aura beau essayer de durcir parfois le son, parvient à l’instar du dernier Arcade Fire, faire un disque pour défoncer sa race à des auditeurs habitués maintenant à écouter des disques avec un système d’enceintes pouvant vider le codevi de tata lucienne qui a du mal dorénavant à payer les loyers de son EPAD.

L’EPAD, Beck n’est pas encore mûr pour y passer la porte, lui qui tente de démontrer qu’il n’est pas à l’automne de sa carrière. Et concédons-lui cela, Beck sait encore écrire des chansons (chose dont nous pouvons douter à l’écoute du dernier disque des Canadiens perdus dans le désert). Il sait aussi maquiller les morceaux qui n’en sont pas (des chansons), avalant la pilule via des arrangements et une production faisant passer Régine pour une petite joueuse en matière maquillage.

C’est donc tout con face à mon clavier avec une forme de bave aux lèvres que je me retrouvasse (mdr) à écouter un disque, qui je le pensais finirait au mieux classé à la suite de la discographie du bonhomme ou au pire offert en cadeau à tata Jeanine a qui je dois quelques euros gentiment prêtés quand il s’est agi pour moi d’investir dans un vélo elliptique pour éviter de grossir en mangeant (écoutant ?) des sucreries. Mais le disque va prendre racine chez moi, déjà car quand les journées raccourcirent nous avons besoin de choses qui rallongent notre plaisir, même quand celui-ci est aussi puéril que dire Wow en écoutant le seul morceau pouvant nous ramener à l’époque chérie, mais révolue de Beck.

« Colors » n’est pas un disque gênant, ce n’est pas non plus une résurrection ou un virage époustouflant, mais il reste un disque agréable à écouter en pensant à l’été, aux fleurs et celles que nous pourrions couper pour fleurir la tombe de notre perfidie contrariée. Hauts en couleur (deux fois) donc.




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