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"Yes Basketball est le projet solo de Pierre Marolleau (Fordammage, Fat Supper, Leo88man, Faustine Seilman, My Name is Nobody, We Only Said, ...), débuté après une fracture au tibia en jouant au basket." Voici donc Yes Basketball et sa pochette pas normaux sortant chez les disques normal. Une photo sans échelle proportionnelle d’un enfant habillé en basketteur, dans des chaussures de sport trop grandes pour lui (j’utilise chaussure de sport pour éviter la répétition du mot basket, sous peine de devoir jeter cette chronique à la poubelle) portant fièrement un ballon….de football.

Mais avec un tel pedigree (je parle de Pierre, qui n’est pas pour autant un animal, mais un musicien, je fais cette précision pour les fans de NBA qui tomberaient sur cette chronique un matin après une nuit spéciale sur une chaine de sport payante) et entouré par des musiciens de Totorro, Trunks, Fairy Tales in Yoghourt, la surprise ne pouvait qu’être de taille. Le Yes pouvait dés maintenant être scandé tel un homme de Neandertal jetant en l’air un tibia (bon un fémur pour ne pas rappeler de mauvais souvenir à Pierre) pour amener notre regard vers le ciel et les étoiles (je ne sais pas vous, mais cela ferait un chouette plan dans un film ça, je le note).

Ce sont quatre morceaux, comme quatre paniers à trois points à la conception totalement différente, nous faisant tout autant planer que remuer la tête en bougeant les bras devant nous comme un rappeur en manque de platine se transformant en mime Marceau. L’autre option est de se muer en pilote de ligne uniquement content de lui qu’en se jouant du mur du son (pour cela Last Dance est un combiné parfait des deux options).

Abandonnant les structures connues pour des schémas dépassant l’ardoise magique d’un coach en sudation extrême, Yes Basketball parvient à réaliser des télescopages qu’un artificier titulaire d’un master en pyrotechnie jalouserait ( l’introductif « Slow Cat » est un casse-tête jubilatoire, il y a un fil, mais il est dans une pelote avec laquelle nous allons jouer longtemps). Si nous pouvions douter, prendre tout avec des pincettes, les indices n’étant pas toujours fiables, « Maximum Fun » porte bien son nom sans jamais pour autant nous convier à un simulacre de ce qu’est le fun actuellement (mot au banc de la société depuis qu’il est accolé à celui de radio pour le pire et…le pire). « Maximum Fun » est un titre que nous scanderons dans la rue, en marchant à une allure tranquille avec une stature cool qui nous permettra d’encaisser le gros son de « Hands off The Wheel », l’hymne qu’une ile des caraïbes pourrait adopter suite à un big bang sans victimes. Sans être le mauvais bougre de la chronique numérique, je ne peux que louer le Basket (sport qui m’indiffère) pour avoir provoqué cet accident, car la fracture ici est géniale.




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