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Pas trente-six façons de chroniquer un album de reprises. Celle de faire un jeux de comparaison avec les originaux, ou l’autre qui consiste à considérer chaque chanson comme une œuvre nouvelle. Avec counterfeit 2 la tache s’avère doublement difficile, car il est l’œuvre de la tête pensante d’un des groupes emblématique des années 80, survivant miraculeux des 90’s avec une rare consistance. L’univers de depeche mode est toujours présent ici, mais pas par une rythmique entraînante ou des beat ravageurs et entêtant faisant par exemple de sound of silence la meilleure façon de vous accompagner musicalement dans la tête avec un unique morceau. Martin Gore a toujours eu au sein de depeche mode le rôle de l’interprète des morceaux introspectifs et sombres, laissant les paillettes à son alter ego. C’est donc sans surprise que l’on retrouvera sur counterfeit une ambiance sombre et inquiétante. Avec certes beaucoup d’artifices Martin s’affiche en toute crédibilité dans les fringues de nick cave ou de Julie cruise dans une tonalité différente, réussissant haut la main des examens de passages sur des inspirateurs allemands ou des classiques du velvet. Un disque de joie de la part d’un éternel pilier dans l’ombre à défaut d’être joyeux. Parfait complément à nos passages à vide. In the mood of love.




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