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Tirant le nom de son groupe d’un arbre qui a l’art d’effacer ce que des amoureux peuvent graver dans l’écorce (le marbre c’est souvent trop onéreux) Ross Cowman, accompagné de Sarah Lankutis a choisi l’image de la maturité longue mais aussi celui de l’enracinement. Il n’est pas question pour le jeune homme de parader, l’environnement est sommaire et les atouts le sont aussi. Une guitare, deux voix, une clarinette et le souci de ne pas en découdre mais de partiellement démêler les nœuds de la vie. Pouvant outrageusement rester dans l’ombre, ces huit titres se frottent au meilleur de Sufjan Stevens (Santa fé pourra être oublié de l’Atlas de Sufjan) et au meilleur de ce que la folk a pu nous donner dans la profusion des sentiments. June semble nous chanter à l’oreille, être là à côté de nous dans notre environnement le plus proche (five views of rain) être le nouvel ami sur lequel nous reposerons volontiers la tête sur son épaule, car chez lui tout va encore plus mal que chez soit. Il nous reste à graver June Madrona dans nos têtes, là où tout fini par rester en définitive.




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