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Les Futureheads tiennent leur nom d’un titre des Flaming Lips, " Hit To Death In The Future Head ". Nulle trace sur le long format homonyme des quatre Anglais de Sunderland de pop rêveuse psyché gentiment fêlée pour autant. On y surprend en revanche un post-punk animé d’intentions peu honorables à l’égard d’une new wave revêche, tenter de saouler cette dernière à la bière et caresser dans le même temps la cuisse d’une pop nettement plus accorte. Une entreprise de séduction qui contrevient à toutes les règles dans le domaine mais qui, sur un peu plus de quarante minutes (notre édition comporte deux Radio Mix supplémentaires de " Decent Days And Nights " et " Hounds Of Love "), semble parfaitement efficace. Les six premiers titres étourdissent. " A To B " par exemple, n’emprunte pas quatre chemins ; on y entend une batterie bagarreuse agitée de tics nerveux et des guitares fébriles foncer tête baissée. Le titre suivant " Decent Days And Nights " suit un modèle identique. Un modèle que Barry Hyde et les siens auraient égaré puis recomposé de mémoire, dans le désordre. La plage sept, " Danger Of The Water " s’ouvre sur un a cappella progressivement étoffé d’un motif de clavier. Les harmonies vocales -grande force du groupe- comme pour charmer celle que l’on abandonnera ensuite à la moleskine d’un mauvais pub et s’excuser de continuer la soirée avec les potes (" Carnival Kids ", " He Knows "). Une fin de soirée émaillée de deux évènements plus ou moins glorieux : une bataille rangée provoquée par des mots malheureux -" You eat shit ’cos you’re stupid and shallow (" Stupid And Shallow ")- et la reprise à l’unisson d’un gimmick fédérateur ("Do you know what I need, do you know what I need, I need love love love love love, yeah " sur " Hounds Of Love ") . Les Futureheads signent là un premier effort épatant qui donne en outre sa pleine mesure live.




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