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  • 11 janvier 2009 /
    Sophia
    “people are like seasons” (Labels)

    rédigé par gdo
    1 vote
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Plus de nouvelle de Robin proper sheppard (quel nom de roman !!) l’ex god machine depuis plus de dix ans. C’est avec un quatrième album de sophia "people are like seasons " que Robin reprend du service et surtout nous fait regretter dix années de disette, laissant la place à des groupes comme swell pour cette folk désenchantée mais lumineuse. Avec cette voix proche de l’ex pixies frank black, Robin proper sheppard redonne de l’âme à cette musique trop maltraitée par négligence, finissant par se ridiculiser elle-même. Oh my love qui ouvre est déjà un single de l’année, et swept back une des chansons de l’année, tout en étant la seconde du disque, c’est dire la qualité d’un l’album qui ne connaîtra pas la crise, ni la baisse de niveau. Le chant émouvant de l’écorché vif s’arrangera des différentes textures de la matière musicale, jusqu’à se faire élégiaque sur une desert song N°2, véritable tire larme, que personne ne pourra reprendre avec autant de maestria et de sens de la communication de notre épiderme. En huit minutes, Robin éprouve l’auditoire, le tétanise de temps de beauté, et prend pour unique retour les yeux humides et les têtes tourbillonnantes. Référence à son god machine (Darkness / if a change is gonna come) ou pas, Robin fait peur à tout ces groupes qui n’ont eu de cesse que de se goinfrer pendant que robin dormait et laisser le temps au temps. La claque pour les suiveurs et autres pilleurs n’en sera que plus violente (la décence nous interdira se citer des noms…un…Non non ne me forcez pas la main) et nous fera juste regretter que Frank black ne prenne pas de retraite afin de se faire moins productif et plus profond. A même la peau swore to myself réchauffe par sa simplicité anachronique, Holidays are nice grince des dents avec un nez rouge sur le nez et I left you brisera vos dernières résistances à la beauté de ce sophia qui s’exercera une ultime fois via un another troma au bord des doigts, au bord des lèvres. Plus de nouvelle de Robin, et voici le meilleur disque depuis des lustres, le must de ce début d’année, la démonstration que cette musique avait encore des choses à dire. On en tremblera encore pour longtemps de ce disque, inépuisable puits d’émotions pures, sans additif. Quand on est dans la demi-mesure on parle de bon disque, alors que si l’on veut être juste, au diapason de ce disque on parlera de chef-d’oeuvre. Chef d’oeuvre donc.




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