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Jim Putnam est un grand malade. Le genre de fou qui a le regard normal, des fringues qui le feraient passer pour un nerd ou inaperçu et aucune histoire scabreuse sur son dos. Pourtant à l’écoute du cinquième album de Rada Bros, il est évident que cet homme a des choses à voir avec quelqu’un comme Daniel Johnston (heart of crows). Sur des mélodies légères, Jim chante comme on chanterait sur notre lit de mort (le terrifiant on nautilus) avec la force du désespoir et le désespoir de l’absence de force de continuer. Si la première écoute d’autidorium ne laisse rien transpirer (la barde de Grandaddy est définitivement rasée), les autres délesteront les fantômes de leur boulet. Avec cette pochette, on pense à The Elefant, on pense à cette architecture banale derrière laquelle se joue l’imparable et le plus terrifiant des fais divers. Jim Putnam, lui serait comme un reporter détaché après un massacre, une plume blanche qui percevrait l’abomination pour la sublimer en des chansons brumeuses et aériennes. Auditorium est un grand disque mineur, un disque qui va passer inaperçu comme un type rentrant dans cet auditorium au milieu d’autres personnes comme lui, sauf que lui pourrait bien tout ravager, car l’apparence est ici toujours trompeuse. Méfier vous du malade, c’est un géni.




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