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Après l’air hyper popisant ou faussement rebelle, la musique semble choisir ses coups de cœur (de pub ?) dans la contre culture, comme si l’époque du matérialisme et du dématérialsime liée avait besoin de repère anti capitaliste pour ne pas sombrer dans la folie. Pourtant la folie est ici, sur ce visiter et sa pochette comme sortie d’un carton regroupant les démos familiales. Si des années après on parle de l’influence qu’a pu avoir le Velvet, si Sonic Youth a influencé son époque, Animal Collective est la nouvelle station service vers laquelle tout le monde se tourne, et le « joe’s waltz » n’est que le reflet un an après de la chanson de l’année « For reverend green » comme si le géni se propageait que par le biais de cascades qui donnent au diable des envies d’enfin coloniser la terre. Mais le duo semble être un couple de gentils garçons qui s’amusent avec tout se qu’ils peuvent pour peu que de la confrontation des genres jaillisse une fontaine de jouvence. Visiter entre dans une nouvelle catégorie, la nouvelle aire de la musique, qui ne se construit plus dans un album, mais dans les réponses apportées par la liaison de plusieurs. Il y aurait presque un appel au divin dans cette façon de s’en remettre au souffle, mais ce serait passé à côté du sublime god et de son point d’interrogation révélateur d’un paganisme rampant. Visiter est un disque d’enfants qui auraient en grandissant trop vite absorbés tant de choses, qu’ils n’auraient que la possibilité de tout recracher sous peine de vieillir trop vite. Indéfinissable au final, les Dodos gagnent le pari de l’audace et du présent, comme si no future résonnait maintenant sous des rythmes et des mélodies engageant à l’amour et à la réunion. Entrez chez les Dodos les portes sont grandes ouvertes.




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