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L’expression anglo-saxonne “stand in” désigne la doublure qui se maintient en position le temps que le metteur en scène ou son équipe effectue l’ensemble des réglages techniques nécessaires à la prise finale incluant elle le véritable acteur. Le précédent album d’Okkervil River –The Stage Names- devait originellement se présenter comme un double album ; The Stand Ins en constitue donc une suite. Pourtant à l’écoute de la somme, on inverserait bien la chronologie tant le cinquième long format studio du groupe d’Austin possède tous les traits d’une doublure. Un figurant pas dépourvu du sens de la caméra, d’un certain magnétisme et de présence d’ailleurs mais un figurant sur lequel le regard s’attarde toujours moins longtemps que sur l’acteur confirmé, The Stage Names. The Stand Ins brille du songwriting enfiévré et littéraire de Will Sheff sur des titres à l’atmosphère familière (« Lost Coastlines » qui marie les voix de Sheff et Meiburg une dernière fois et explore la difficulté de vivre au sein d’une formation musicale, « Singer Songwriter » emprunte d’un certain classicisme americana, « Starry Stairs » et la convocation de cuivres obligeants ou encore « Pop Lie », exercice convaincant de pop fougueuse) mais n’égale pas son prédécesseur par suite de titres dispensables brisant son élan (« Blue Tulip » et sa structure rebattue étendue sur plus de six minutes, les courtes pièces « Stand Inns, One, Two et Three » dont on saisit mal le sens). Considéré seul, l’album déçoit presque ; couplé à The Stage Names il gagne en légitimité. Thumbs-up for The Stand Ins donc, tout de même.




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