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  • 4 mars 2008 /
    Camille
    “le fil”

    rédigé par gdo
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Chacun a son univers. Certains passent par celui des autres pour pouvoir s’en dégager, le tout lié par le fil. Camille est passée par Murat et par les faux génies de nouvelle vague pour avoir le droit de prendre votre douleur, car il en manquait des choses avant le fil. La fraîcheur était climatique et Bjork avait refroidi nos ardeurs de découverte de l’hybride. Camille arriva avec sa voix et les jeux de celle ci, jouant sans régression comme l’enfant découvrant les possibilités de son corps. S’amusant Camille poétise avec talent (pale septembre / quand je marche) accompagne l’histoire des des barricades (rue de Ménilmontant), me donnant à penser à un prisonnier célèbre, désinvolte pour certaines, meurtrier pour d’autres. Les variations de Janine sont les respirations, des interstices divers et rieurs, donnant à la joie primal le droit de croiser le fer avec le possible, ou connaissant le bonheur, mais pas dans l’unique lien de la bouche d’une fille. Sur cette note Camille joue les funambules, laisse passer un cheveu d’enfance (la jeune fille aux cheveux blancs) ou impressionne (pour que l’amour me quitte). Toujours dans la mélancolie, voir tristesse grave, Camille prend le temps de s’octroyer une pause pour répondre à Murat (baby carni bird). Un vertige loin de la performance, le fil explose le concept de départ en le recouvrant d’un amour du beau. En pleurant, nous donnons à l’émotion le droit de passer par des larmes pour se manifester. Les gouttes trempent encore cette page. Chef-d’œuvre de beauté.




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