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Côme, c’est toute une histoire. Eux ne me connaissent pas, mais moi si. Et oui, c’était au début des grandes heures de myspace, celles où, simplement au nombre d’écoutes, on pouvait trouver un concert sans difficulté. Enfin, cette petite période révolue m’a permis de faire la connaissance de nombreux groupes. C’est aussi l’époque d’une déferlante sans précédent de groupes indépendants, amateurs, qui arrivèrent et posèrent des œuvres souvent bien supérieures à ce que le marché proposait en la matière. Mais la pléthore tua bien sûr l’affaire, car ces pépites, il faut bien se l’avouer se dénichaient sous des tonnes et des tonnes de bouse, dans un tas informe encore une fois bien supérieur à ce que le marché proposait en la matière. Tout un état des lieux pour en venir là : Côme est un groupe que j’ai entendu pour la première fois il y a cinq ans, et qui parmi peu m’avait carrément scotché. Depuis j’ai souvent réécouté leurs morceaux sur leur profil, et c’est ainsi avec un réel plaisir que je découvre ce nouvel ep. Il y a eu du changement au programme, le groupe a fait du chemin, et l’un des aspects les plus immédiats en est la production irréprochable. En duo, Côme propose des titres de qualité certes, avec un côté classique dans le bon sens du terme. Je m’explique. ça sonne immédiatement, et ça rentre de suite dans la tête, donnant des lettres de noblesse à leur rock/pop indé (pardon pour l’étiquette mais trouve mieux en moi de cinq mots...). Pourtant, derrière cet aspect immédiat se cache plein de petites subtilités, notamment les variations et signatures rythmiques, les breaks, les harmonies et dynamiques qui témoignent d’une réelle maîtrise instrumentale. Tout ça leur permet de se différencier, et ce dès "Presto" à l’intro puissante, passant par un couplet plus tranquille, pour nous amener au refrain excellent qui reprend cette intro au son assez dingue. Les pistes sont brouillés, mélodie pop et énergie rock mêlées, pour le meilleur. "The house" confirmera le talent de chanteur du duo et sa sensibilité mélodique. Un morceau très bien écrit avec une montée en intensité qui emporte. "I kill you" entraîne avec son rythme simple et intense, les samples qui donnent une dimension étrange, et le chant habité et limite paranoïaque. Une bonne interprétation du sujet. Vers 2mn40, ça prend un virage très intense et noisy qui libère le tout. Sur "Who wanna dance" la batterie se lâche par moment, cymbales en avant, surtout sur le refrain bien puissant et tout en overdrive. On se quitte sur "Childhood", titre touchant aux accents folk et pop classieuse. Côme a présenté en peu de titres la densité de sa personnalité, et dorénavant nous les attendrons au détour d’un long format. Barclau




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