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C’est fou comme l’Angleterre peut encore nous étonner. Ses stades de foot délaissent le maillot pour le costume gravate, sa famille royale fornique dans un soucis de reproduction qui force l’admiration, son doigt d’honneur à l’Europe est comme une colposcopie qui dure, et elle est capable encore de nous sortir des groupes (là un duo) que l’on imagine plus venant d’outre Atlantique que d’Outre Manche.

Royal Blood reprend une recette très en vogue notamment depuis le succès des White Stripes ou des Kills, le duo rock. Même recette mais ingrédients différents ou plutôt temps de cuisson et présentation, car derrière le brouhaha (attention batteur méchamment puissant) perceptible par les oreilles allongées dans un transat se cache une machine impressionnante, cachant même avec talent une forme de lyrisme qui enrobe le tout.

Ici pas de guitare mais les riffs et les solos sont joués sur une basse qui dévale les morceaux avec une puissance atomique. Et que dire du chant de Mike Kerr, très très très grand chanteur, tout à la fois rock singer sauvage que charmeur lyrique avec un rien de féminité pour nous assoir (Putain de titre que ce « Blood Hands ») groggy sous les coups et les caresses.

L’urgence de ce « Royal Blood » nous ferait presque penser à un cœur qui devrait batailler pour irriguer des veines et des artères en perdition, faire bouger un corps qui ne tenait à la vie que par le fil d’un désespoir.

Une transfusion de cette musique est idéale pour ne pas rentrer dans le rang des anémiés de la vie. La hype, parfois c’est fantastique. Monstrueux.




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