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Dans les feux d’une flamme, dans la pesanteur des plombs, dans le ciment de nos jambes, vient à sauver l’eau, éteignent nos incendies, légère comme nudité, sauvage nerfs de nos courses. Fakear est l’eau de ces journées au rythme cardiaque appris par cœur dans les cours d’écoles soniques. Fakear est eau, jamais d’ici, jamais là-bas, dans son cycle d’océans, vapeurs, pluies, ruisseau, océans, remplissant ses poches en chemin, de tropiques, d’onirique, d’émotions, de force, scientifiquement électronique, sagement organique, eau d’horizons d’Indes dorées, de Malaisie sensuelles, humidités des jungles. Happeur de styles, dévoreurs d’images sonores, ennemi des inerties, la racine élastique de Caen aux Asies égarées, Fakear est un cours d’eau, valet de Neptune qu’il habille comme on fait défiler un empereur dans ses habits neufs, il déroche en toute finesse des mosaïques de sons qu’il pèche dans son propre élément, sous lunes rousses et baobabs d’on ne sait pas d’où, voyageur aux câbles infinis, dans son lit de rivière si bien fait, aux draps si propres, il fait dériver nos petites barques de peintres impressionnistes d’une berge a l’autre, sans port fixe, sans deltas pour les mers éternelles. Ses notes scintillent comme soleils réitératif sur les ondées de ses liquides, et il est si bon de boire quand il a mis feu a nos sensualités. Petit génie électrique, mouillé au bon gout sonore, appuyé par les voix de sirènes perdues dans les plaisirs des saules ombrageant les rivages si proches, si lointains.

Sauvage est un voyage au cours de l’eau, calme comme un lac, une rame vers les Afriques d’agences de voyages, l’autre vers des Océanie imaginées, la proue pénétrant les cœurs, le bâbord caressant les lueurs, un don pour la précision de la navigation, le sens de l’étoile du berger des compositions, le flux sérieux, l’eau claire, une passion certaine pour ces lieux d’ailleurs a visiter en soi, l’ethnique intime du matelot. Fakear sera pour vous le disque d’un voyageur a voile avec tout le temps pour voir, respirer, de celui qui voudra, en fermant les yeux, dériver a toute autre partie d’un monde intime, une évasion, le retour a l’indomptable, au sauvage. Une New âge pas si innocente que ça, et du moins exquise dans ses croisières.




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