> Critiques > Labelisés


  • 24 avril 2015 /
    Vismets
    “Abracadabra” (Roy Music)

    rédigé par Fab V
    9 votes
      (9/10 - 9 votes) notez cet album


« Abracadabra » serait-il le secret le mieux gardé du rock belge de ces douze derniers mois ? Pour ma part, il n y a aucun doute. Après un premier disque sorti en 2010, les Bruxellois de Vismets sont de retour dans un registre inattendu. Exit le rock-electro pour dancefloor, l’influence des grands frères de Ghinzu ou de LCD Soundsystem, les Vismets réalisent avec « Abracadabra » plus qu’un simple tour de magie ; un véritable tour de force. La mutation se fait au profit des mélodies et des harmonies. Un changement de cap qui ressemble fort à un retour aux sources et aux fondamentaux du rock de la fin des années soixante et du début des années septante (70s).

Dès l’entame du disque le ton est donné avec le sublime et très aérien « Silence is Ok ». Une ballade où l’on croit entendre Syd Barrett réintégrer le Pink Floyd le temps d’un titre pour la B.O. de « More ». D’entrée on est scotché et on reste en apesanteur quelques plages plus loin avec les sublimes « Trees of liberty » et « Writing you a letter » dont l’enchainement est digne du mythique meddley d’Abbey Road des Fab Four. Lorsque débarque le très cinématographique morceau éponyme « Abracadabra », on tombe sur les genoux et pourtant on est loin d’imaginer ce qui va suivre, la pièce maîtresse du disque, véritable coup de grâce, le fantastique « Horsemen ». 7 minutes et 55 secondes, c’est la durée de ce labyrinthe sonore qui mérite à lui seul l’acquisition de l’album. Un morceau d’un autre temps et d’une autre dimension où l’on mesure toute la créativité et la facilité déconcertante dont fait preuve le groupe pour développer des thèmes et des ambiances épiques à grand renfort de sonorités vintage. Une leçon d’apprentissage à « l’écoute musicale en format vinyle » pour la génération mp3 qui consomme du son à grande vitesse. Après ce grand voyage, l’album se termine en beauté comme il a commencé avec le très floydien « Summertime Blues ».

Au terme de ce disque anachronique, on ressort sonné et admiratif devant tant de maîtrise artistique et de richesses mélodiques. En silence, on fixe cette pochette psychédélique avec l’impression d’avoir écouté un groupe qui est allé au bout de son ambition, celle de réussir un grand disque de Pop music.

Chapeau !




 autres albums


aucune chronique du même artiste.

 interviews


aucune interview pour cet artiste.

 spéciales


aucune spéciale pour cet artiste.