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Cher lecteur d’ADA, salut.

On ne se connait pas encore, mais de fil en chronique, je suis sûr qu’on va finir par se découvrir l’un l’autre. Et voilà ; je démarre à peine ma collaboration avec ton webzine préféré que déjà, l’urgence de la musique se fait sentir. Comme dirait Prunelle : "En retaaaAAArd !" Oui, il y en a des albums à chroniquer, tellement que je ne prends pas vraiment le temps de choisir.

Je découvre Corrina Repp et son nouvel album The pattern of electricity. Si je compte bien, il s’agit de son sixième en solo (il y en a eu deux autres et un EP avec Joe Haege sous le nom de Tu Fawning). Je suis passé à côté de ça et tous ces noms que je te cite ne me parlent pas du tout. Peu importe, ce n’est pas vraiment ce qui m’intéresse. Je découvre déjà le visuel de ce dernier album qui me donne une sensation de malaise de fin de soirée où l’on a mélangé trop de trucs qu’on ne devrait même pas prendre un par un. Mais là encore, peu importe. Après tout, seule la musique compte.

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… Je pars. Direct. Pris par ce synthé, ce kick, cette guitare, la basse, puis la voix. Chaude, profonde mais dont on sent bien que c’est une voix de fer dans une bouche de velours. Corrina joue avec sa voix aux multiples possibilités, elle la mélange, lui fait prendre bien des détours, la sample pour la répéter, la fait tournoyer, la lance en l’air… et la rattrape à tous les coups. Elle la pose sur des arrangements simples mais pas simplistes. Instruments acoustiques, électriques et électroniques se mêlent pour tisser une toile qui l’entoure et, pour un peu qu’on se laisse aller, nous enrobe complètement.

On ressent par moment les racines irlandaises de cette musique américaine, les grands espaces, la beauté, puis les ambiances de la cold wave, le son d’un album indie, la recherche d’un univers alternatif, mais Corrina Repp a trop de personnalité pour tomber dans le cliché. On ne peut jamais vraiment se raccrocher à une sensation de déjà vu, ou alors tellement furtivement qu’on n’a pas le temps de s’y arrêter. Le son se durcit parfois, mais l’atmosphère reste mélancolique, puissante. De belles chansons servies par une production riche et intelligente. Un très bel album.

[] Stop

Tout au long des neufs titres que compte The pattern of electricity, je n’ai jamais touché terre. C’est ce que j’attends d’un disque. Qu’il m’emporte ailleurs, dans un monde que je ne connais pas, qu’il me prenne par la main pour le découvrir tout en me laissant profiter de chaque surprise, de chaque découverte, quitte à refaire un tour si je n’ai pas tout vu, puis un autre et encore un autre, jusqu’à épuisement.




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