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Cousins Australiens de nos Mermonte nationaux, Solkyri offrent à nos oreilles fatiguées par un autotune envahissant, une musique des grands espaces sauvages, là où vont pétre des moutons gras et intelligents, le temps d’une transhumance que le groupe pourrait signifier par ce mot de trois lettres qui nous concernent tous, la vie.

Ce deuxième album du groupe est un souffle épique de 43 minutes, une transhumance musicale qui n’est pas sans nous rappeler les envolées des esthètes de Mermonte, convoquant la mélancolie et le rythme pour une promenade. Ici c’est un hiver Australe, une saison rêvée plus que réelle. Solkyri dispense un post rock narratif, faisant l’économie des traditionnelles montagnes russes pour se concentrer sur un processus presque romanesque, essayant de traduire en sons les fêlures qui écartèlent nos corps et nos âmes sans cesse contrariées.

Inutile de demander votre carton d’invitation à ce « Sad Boys Club » si vous êtes ici à lire ces quelques lignes, c’est que votre siège est réservé, non pas en tant que brebis ou moutons subissant le paysage, mais plutôt comme pensionnaire d’un groupe qui questionne sa mélancolie grandissante sans réussir à apporter une réponse qui puisse le consoler. Heureusement pour lui il y a des disques comme celui de Solkyri, dans disques qui rendent notre incertitude supportable, faisant voler en éclat notre tristesse contemporaine, nous transformant en oiseau majestueux survolant les plaine vierge d’une Australie, sœur lointaine.




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