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Après des signaux envoyés via deux premiers EP, voici Adrien Gachet, aka Bajram Bili, le temps d’un album mixant nouveaux et anciens morceaux, réarrangés pour l’occasion.

Le temps semble toujours être l’ennemi de Bajram, ce temps qui s’épuise sans que nous puissions le maitriser, le ralentir. Alors Bajram essaye artificiellement de le rendre élastique, de le distendre, de jouer avec le ressenti que nous pouvons en avoir.

Piochant dans des styles comme le Krautrock, l’electronica ou même le psychédélisme, Bajram Bili tente de se détacher du temps, prenant des rythmes quasi primitifs afin de rendre cette musique intemporelle, donc totalement dépourvue d’une ancre la fixant dans un lieu, dans un période….dans le temps.

« Saturday With No Memory » hypnotise l’auditeur sans que celui ci finisse la bouche à demi molle et le regard aussi vide que la pensée réfractaire à l’ouverture. Les répétitions et les nappes ne sont pas disposées pour l’endormissement, mais pour un retour sur soi, pour sentir en soi….ce temps qui passe.