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Je sais c’est la reprise. La voisine a trié votre courrier pendant vos vacances, vous n’avez encore rien ouvert, il y a eu la rentrée des enfants, la maison à remettre en route, le jardin à nettoyer et la prochaine reprise de contact avec le monde aliéné du travail vous fait transpirer sans l’aide du soleil de plomb qui semble nous dire que l’été mange l’Automne avec gourmandise et cynisme. En résumé vous avez le moral aussi bas que le taux d’espérance d’un sympathisant de Fillon.

Et bien, faites comme moi, ouvrez déjà votre courrier. Vous aurez peut-être la chance comme moi d’avoir un disque qui vous rend joyeux et heureux sans pour autant avoir le sourire carnassier et surfait d’un Macron, le surfeur du dimanche (bon là il faut s’occuper d’un webzine, d’un journal ou avoir une factrice incompétente qui mettrait parfois par mégarde les courriers de votre voisin journaliste aux Inrocks dans votre boite). Ce disque c’est celui de Oli Bayston et de son groupe Boxed In. Enregistré en condition live, Melt est une bouffée de vie, certains pourraient même y trouver une leçon de vie, apprendre à s’apprivoiser, signer son armistice pour mieux chasser ses idées noires. Melt est construit comme une forme de fête en l’honneur d’une paix retrouvée, même si un titre comme "Underbelly" écrit après les attentats de Paris, laisse paraitre quelque chose de plus inquiétant, sans pour autant plomber nos âmes, le titre tourbillonnant autour de nous, formant quasi un tube protecteur dans lequel vous danserez en sécurité. Car c’est ce qui reste de la rencontre avec ce Melt, l’envie de danser. L’envie de bouger sur des musiques qui piochent autant dans krautrock des années 70 que dans la synthpop des années 80, mais aussi la house et la techno des années 90 (Melt, la chanson est un tube d’été imparrable). Melt serait le disque que New Order aurait pu produire avec le Massive Attack de Protecttion. Disque presque de repos d’un guerrier des batailles intimes, Melt est un disque qui fait du bien, qui en nous faisant bouger ne s’essouffle jamais. Un disque accueillant (Intro est l’un des plus belles que nous puissions rêver, comme le premier envol d’un oiseau) qui dès les premières notes de Jist convoque le meilleur de Mickael Jackson pour le promener sur une autobahn dans une voiture conduite par Daft Punk. Un disque de vie qui danse sur le cadavre des vies façonnées comme des villes aux routes en sens unique. Un disque ou la lumiére (whaou Shadowboxing) n’est pas qu’un effet d’optique dans le desert de nos existances. Un disque qui va sauver votre rentrée. Elle est chouette la reprise (l’effet positif du disque se fait déjà sentir chez moi)




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