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Dans le curriculum vitae déjà bien fourni de Roncea il y a un premier album acoustique, mais également un passé de chanteur du groupe Fuh et de guitariste chez Lo Monade Stanca groupe de post rock bien connu de nos services.

Pour ce EP Roncea s’est entouré du groupe The Money Tree, quintet italien aux commandes duquel un membre de sa famille officie. N’y allons pas par quatre chemins, dans le genre je n’avais pas ressenti une telle émotion, eu une telle chaire de poule depuis les derniers opus du regretté Elliott Smith. Si le timbre n’est pas le même, il est comme chez celui de l’américain d’une cristalinité fragile, prêt à se fissurer en se cognant parfois à des sonorités plus rudes comme sur la fin de "Love is Bad" et ses guitares qui progressivement quittent une atmosphère maitrisée pour des tentatives de hors-piste entre noisy et montage de la charpente d’une cathédrale à coup de guitare version Radiohead époque OK Computer.

Roncea joue beaucoup avec les points de rupture, avec doigté et talent (saluons le travail du groupe The Money Tree) comme avec le premier titre de ce EP, "Find Me" chanson à l’allure militaire qui se fragilise sans jamais tomber.

L’EP provoquera l’abattement chez n’importe quel songwriter jouant seul dans une forme de neurasthénie complaisante ou non. Car Roncea a des perles sur ses cahiers et un groupe au diapason pour les faire briller, transformer tout en or.

En 6 titres, dont le magistral "A Place to Stay", Roncea redonne à Ferdinand le taureau l’envie de vivre, et à nous l’occasion de nous enthousiasmer d’avoir croisé un tel talent. Un disque comme un rêve éveillé.




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