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Comme tous les lunaires qui se respectent, Grimme (alter ego de Victor Roux) a la tête dans les nuages. Dans son univers ils sont colorés, ils ressemblent presque à des coquilles d’escargots regroupées de façon anarchique, et quand ils décident de pleuvoir, se sont des lignes mélodiques, des arrangements précieux, soyeux qui tombent, venant couler dans nos oreilles, faisant briller nos yeux.

C’est un disque sur la vie où on entend un enfant pousser un de ses premiers cris, une chorale d’enfants, des histoires de famille où les grands-parents sont indéniablement un port d’ancrage où il est bon de se raccrocher quand la bourrasque actuelle semble vouloir tout mettre dans dessus dessous.

Adepte d’une Pop Folk lumineuse et proche, Grimme y propage une mélancolie tendre et joyeuse à la fois, nous rappelant le Eels revenu de la morgue, jouant avec les cordes une forme de saute-mouton dépourvu d’apesanteur. Même quand il utilise des sonorités plus connues chez Beirut, et qu’il accommode sa chanson de sons nouveaux, c’est toujours avec une précision et une forme de dévotion pour la mélodie.

L’histoire dans lequel le disque nous plonge utilise une forme de narration qui n’est pas sans nous rappeler les deux premiers albums de Divine Comedy (London Trains / Spilt Violins) s’éloignant d’un conformisme dans lequel Neil Hannon a rarement réussi à s’extirper, pour une recherche d’inconfort. Parfois cela grince, des bruits numériques viennent se propager, mais jamais ils ne feront dévier l’ambition de Grimme, écrire de belles chansons aux mélodies impeccables. La tête dans les nuages donc, mais les pieds bien sur terre où tout va mal, mais cela va quand même dans le fond.




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