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Cela fait déjà plus de 10 ans que Mike Gory nous transporte dans son univers folk teinté de blues avec son projet Dark Wooden Cell. Sans avoir véritablement l’impression devoir sa source se tarir (pourrons-nous un jour être dans l’incapacité de raconter des histoires ?) Mike s’est adjoint pour la conception de ce nouvel album un tromboniste en la personne de Bruno Marmiroli.

Pourvu d’une pochette magnifique qui en dit déjà long sur la nostalgie qui habite les huit morceaux, l’album est une tentative de dialogue avec ceux qui ne sont plus là, ceux que nous ne croiserons plus que par le biais des photos ou des souvenirs qui se dissolvent dans les flux que nous recevons, pour peu que nous ne fassions pas attention. Mike Gory n’est pas un conteur désespéré. Sa voix grave n’est pas chargée d’un pathos, elle réchauffe même les cœurs dans une ambiance qui ne confond pas la mélancolie avec une chape de plomb pesante. Si l’ambiance est presque monocorde elle évite la monotonie, le dialogue entre le trombone et la guitare illustre et souligne avec une délicatesse (ce disque en est rempli.) extrême les chansons de Mike Gory. On ne ressort pas totalement bouleversé de l’écoute de ce disque, mais on se dit que le dialogue que nous avons eu avec lui le temps de son écoute est une expérience que nous aurons de nouveau, pour ne pas que ce souvenir s’enfouisse sous la terrible vacuité du monde qui semble tout recouvrir avec une vivacité démoniaque. La mémoire vive.




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